Viavilidad politica de Gran Scala
Con la firma de las opciones de compra se ha dado el primer paso, que era imprescindible. Ahora, antes de tomar ninguna decisión, hay que esperar a conocer el proyecto”. PSOE y PP coincidieron ayer al valorar el señalamiento de cerca de un millar de hectáreas en Ontiñena por la promotora del complejo de casinos y parques temáticos Gran Scala, International Leisure Development (ILD).
“Estamos satisfechos”, indicaron fuentes de la Presidencia del Gobierno de Aragón, que añadieron que “ahora el segundo paso es presentar el proyecto formal. Entonces lo estudiaremos para ver qué modificaciones y prescripciones necesita”. Es la misma postura que la parte socialista de la DGA viene manteniendo a lo largo del último año: solo apoyarán un proyecto técnica y económicamente viable y que no afecte a espacios protegidos.
Los responsables de ILD han anunciado para finales de este mes la presentación pública del proyecto. “Lo lógico es que antes lo presenten ante el Gobierno de forma oficial”, anotaron las mismas fuentes.
El portavoz del Partido Popular en las Cortes, Eloy Suárez, indicó, por su parte, que “en tanto en cuanto no conozcamos qué documentos presentan los promotores y la legislación que quiere promover el Gobierno autonómico, el PP no fijará una postura concreta”.
Suárez anotó que la inversión anunciada por ILD, 17.000 millones en tres años, “es importante, y más en estos momentos”. “Aragón no puede perder una oportunidad así. No nos opondremos”, añadió. No obstante, la posición de los conservadores también tiene matices: “El proyecto debe ser viable económica y jurídicamente, y ambientalmente sostenible. No nos opondremos si cumple estos requisitos”.
Por último, el diputado de IU, Adolfo Barrena, registró ayer en las Cortes una pregunta sobre el proyecto que deberá responder el presidente de la DGA, Marcelino Iglesias, en la sesión de control del pleno de la semana que viene.
Según informó la coalición de izquierdas, Iglesias respondió a Barrena en otro pleno celebrado hace un año que “no había determinado si apoyar o no Gran Scala” y que definiría esa posición “cuando se hubieran tomado decisiones”.
“Ahora ya se han dado pasos –indicó Barrena–, y prueba de ello es que ILD y el Ayuntamiento de Ontiñena han tomado decisiones que significan que la promotora de Gran Scala arriesga 300.000 euros para un proyecto que necesita una inversión de 17.000 millones”. Criticó el anuncio de una ley específica para el complejo que hizo el vicepresidente, José Ángel Biel.
Gran Scala fait ses premiers pas
Un an et deux mois après sa présentation publique, la multinationale ILD a donné hier son premier pas formel pour acquérir les terrains où se construira Gran Scala.
Les trois administrateurs d’International Leisure Development se sont déplacés à Ontiñena pour signer les contrats qui leur octroient une option d’achat sur 1.000 des 2.500 hectares prévus. Presque en même temps, le Gouvernement de l’Aragon a considéré ce geste d’un bon oeil et a annoncé la création imminente de la loi qui rendra possible la création et le fonctionnement du macrocomplexe de loisirs et de jeux. L’intention de la DGA est que cette nouvelle loi entre en vigueur avant l’été.

Tout au long de la journée du 10 février, les propriétaires convoqués par ILD sont passés dans le salon municipal d’Ontiñena pour signer la feuille et recevoir les chèques avec un premier montant de 4 % du total du prix d’achat. En tout, 68 particuliers ont signé, ce qui, selon ILD, représente environ 1.000 hectares, soit 40 % des terrains nécessaires. Il reste à régulariser les contrats avec les propriétaires d’autres 300 hectares, certains parce qu’ils ont manifesté leur intention de ne pas vendre et les autres, la majorité, parce qu’ils n’ont pas encore pu régulariser leur situation. Le reste, environ 1.200 hectares, appartiennent à la municipalité.
ILD dispose de trois délais de huit mois chacun pour rendre l’achat effectif. Il devra payer à chaque échéance 4 % du prix des terrains, qui resteront aux particuliers si le projet n’est pas construit. Pour chaque hectare ILD paiera au total 8.000 euros, cinq fois plus que leur valeur marchande, selon la firme, puisqu’il s’agit des hectares de terrain non irrigué. Un propriétaire est sorti du salon avec un chèque de 25.000 euros, les autres ont empoché à peine 66 euros et dans beaucoup de cas les chèques ont oscillé entre 3.000 et 5.000 euros.
Le maire de la municipalité, Ángel Torres, a assisté à l’acte à côté des représentants d’ILD. “C’est un jour extraordinaire pour Ontiñena et pour tout l’Aragon” a-t-il dit. Aujourd’hui le peuple reçoit 300.000 euros que personne ne leur reprendra, que le projet sorte ou non. Je crois qu’il sortira de terre et que nous le verrons fonctionner à 100 pour 100”.
Le maire a expliqué que certains ne veulent pas signer par attachement à la terre, “ils portent toute la vie en la cultivant”, mais il a rappelé aussi “qu’ils auront à s’adapter aux formalités légales, et s’ils doivent être expropriés, ils le seront”. Au sujet du sol municipal, il a rappelé que la Mairie ne peut pas vendre, par ce que ces terrains “sont régis par une autre loi”. “Avec la DGA nous ferons ce qu’il faut faire au moment voulu. Maintenant nous sommes concentrés sur les propriétés privées”. Dans les négociations avec ILD s’est inscrit la possibilité pour la municipalité qu’elle reçoive une partie du prix, autour de 25 %, en espèces et le reste par l’exécution des infrastructures.
La Région relève le gant

Bien qu’il ne s’agisse là que d’un versement minime au regard des grands chiffres du projet, le Gouvernement de l’Aragon interprète la signature des options d’achat comme un premier pas ferme qui démontre le véritable intérêt d’ILD de s’installer à Ontiñena.
La Région avait déjà réitéré à de nombreuses occasions que tant que les promoteurs n’assureraient pas les terrains, le pouvoir exécutif s’empêchait de créer la Loi de Centres de Loisirs de Grande Capacité. Son vice-président, José Ángel Biel, a confirmé hier même que c’est ce pas-là que le Gouvernement de l’Aragon attendait et que la nouvelle règlementation destinée au macrocomplexe sera lancée de manière imminente.
Biel a avancé que le Conseil du Gouvernement approuvera le brouillon de la loi “ fin février ou début mars” et qu’il espère que le Parlement s’en occupera dans un ou deux mois “avec un consensus maximal”, afin qu’il entre en vigueur “bien avant l’été”.
De plus, il a précisé qu’actuellement le brouillon de la loi contient “plus de 40 articles” qui expliquent “en détail” ce qu’est un centre de loisirs de haute capacité, quelles conditions requises il doit accomplir et comment il doit être géré. De cette façon, une fois promulguée la loi, ILD aura à s’en tenir. “À partir d’aujourd’hui les choses vont commencer à bouger plus vite”, a assuré Biel, qui a réitéré que l’on pourrait exproprier les propriétaires qui ne veulent pas vendre leurs terrains. Cependant, il a parié sur “une négociation et à un accord”.
Des sources de la Vice-présidence du Gouvernement ont assuré qu’ILD ne connaît pas le contenu du brouillon de la Loi de Centres de Loisirs de Grande Capacité. Elles ont insisté sur le fait que les options d’achat et le cours de cette loi “sont deux petits pas” que font les deux parties pour rendre le projet possible. Pour sa part, la Plate-forme Stop Gran Scala a rappelé hier son désaccord avec un modèle “insoutenable tant d’un point de vue social, humain, écologique et économique.” Elle a insisté sur la nécessité que le Gouvernement de l’Aragon rompe ce qu’il considère comme une complicité avec les promoteurs d’ILD.
Le Gouvernement d’Aragon a déjà rédigé 40 articles de la Loi sur les Centres de Loisirs
Le vice-président de l’Gouvernement d’Aragon, José Ángel Biel, a annoncé ce vendredi à la réunion plénière du Parlement qu’ils ont déjà rédigé 40 articles de la Loi de Centres de Loisirs de grande capacité qui régira Gran Scala. Il a par ailleurs indiqué qu’il n’existe pas d’autre initiative de ce genre pour donner un coup de pouce à l’économie de la Communauté.
Une quarantaine d’articles de la future Loi de Centres de Loisirs de Grande Capacité sont déjà rédigés. Ainsi l’a assuré ce vendredi le vice-président du Gouvernement aragonais, José Ángel Biel. Cette loi sera celle qui cadrera le projet de Gran Scala et Biel a réitéré en plusieurs occasions qu’il s’agira là d’un premier pas de l’Exécutif pour l’implantation du complexe dès que la vente des terrains sera signée.
Le vice-président a affirmé qu’il souhaite que cette loi soit approuvée avec le consensus le plus large, parce que Gran Scala “contribue beaucoup à l’intérêt général de l’Aragon, surtout dans un moment de crise comme celui-ci”.
José Ángel Biel a glissé cette information lors d’une interpellation de Gauche Unie, à la réunion plénière du Parlement. Le parti politique demandait à partir de quels critères le gouvernement décidait du statut d’intérêt supramunicipal d’un projet. Le député de la formation de gauche, Adolfo Barrena, a argumenté que cette loi, tout comme le Décret royal signé par le gouvernement autonome, destinée à faciliter les formalités administratives de projets d’intérêt général pour la Communauté, étaient intimement liées au projet d’ILD.
Le vice-président a également indiqué qu’il s’agit du seul et unique projet actuellement proposé à la Communauté qui puisse être “le levier qui va changer le panorama économique de l’Aragon”. C’est pourquoi il a rappelé que le Gouvernement travaille afin que cette initiative se concrétise et le contexte favorise l’initiative de créer cette loi. Barrena a répliqué que s’il est nécessaire de promulguer une loi pour que le projet puisse devenir réalité, c’est parce que “aujourd’hui le Gouvernement soutient quelque chose d’illégal qui n’entre pas dans la Loi”. Biel lui a répondu que “le droit règle la réalité et que nous ne pouvons pas agir sur elle”.








