Gran Scala

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Station de train Gran Scala e une sortie de l’autoroute AP-2 dans Peñalba

International Leisure Development (ILD) veut une station de train à grande vitesse à moins de 2 kilomètres d’Otiñena, une sortie de l’autoroute AP-2 dans Peñalba – et avec une signalétique “Gran Scala” – vers la localité du Bajo Cinca et l’approvisionnement d’énergie et d’eau “jusqu’à l’entrée du complexe”.

Gran Scala EspagneCes trois conditions requises ont été posées hier comme “des points clefs” nécessaires pour la “viabilité” du projet par les promoteurs de Gran Scala pendant la présentation qu’ils ont effectuée à Ontiñena, la localité dans laquelle ils ont signé des options d’achat pour près d’un millier d’hectares.

“C’est nécessaire”, s’est limité à dire Paul Stephan Allegrini, l’un de trois directeurs d’ILD, quand, après avoir terminé la présentation, quelqu’un a demandé si le projet Gran Scala serait viable sans ces infrastructures. Il a immédiatement rappelé que le promoteur a souscrit en décembre 2007 un protocole de collaboration avec le Gouvernement de l’Aragon, bien que le train et l’autoroute – attribuée dans un régime de concession à Acesa – relèvent de la compétence de l’Etat.

Les trois directeurs d’ILD – Pierre Louis Amancic et Sébastien Tranchant, en plus d’Allegrini – ont participé à cette manifestation, déroulée dans le local social d’Ontiñena, qui a réuni 200 personnes à la première session, et plus d’une centaine dans la deuxième. Des personnes de plusieurs entreprises associées sont aussi montées à l’estrade, comme le fabricant de machines à sous Aristochrat Gaming et les promoteurs de quelques parcs thématiques, qui ont rappelé leur intérêt de s’installer dans Gran Scala. Le gros de la présentation a été assuré par le Barcelonais Jaume Riera, qui a invité à monter à l’estrade les différents responsables, qui ont remercié le maire d’Ontiñena et ses voisins pour leur soutien.

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LES CHIFFRES

Riera a rappelé les principaux chiffres économiques du projet en incluant des nouveautés par rapport à celle effectuée il y a 14 mois dans la Salle de la Couronne du Pignatelli. Il a en particulier souligné qu’ILD, qui a déjà dépensé 9,5 millions pour Gran Scala (3,5 versés par l’entreprise elle-même et 6 par les sociétés qui la composent), investira seulement 1.355 de 17.000 millions d’euros nécessaires au complexe, tandis que le reste sera à la charge des opérateurs qui souhaitent s’y installer.

Une autre nouveauté est la recherche de sponsors, qu’il a comparés à un club de partenaires, “une formule de financement utilisée dans tous les grands centres de loisirs et d’évènements mondiaux“. Il s’agit de créer un groupe de sponsors issus de 15 secteurs comme la téléphonie, l’automobile, l’énergie, le transport aérien, l’électronique, la banque, la bijouterie ou l’informatique qui, en échange d’un apport financier, obtiendraient le droit d’exploiter l’image de Gran Scala pendant dix ans. “Le montant payé pour les partenaires sera investi dans les infrastructures” du complexe.

Riera a avancé que les travaux de Gran Scala commenceraient à la fin de cette année pour ouvrir au public en 2012 une première phase où “plus de 70 % de l’espace” a déjà été réservé par des opérateurs, a-t-il dit. Cette première tranche inclurait 10 hôtels-casinos, trois parcs thématiques de grand taille, 4 moyens, 25.000 lits, 200 bars et restaurants, 250 magasins et 200 “activités annexes”, qui donneraient un travail à 26.000 personnes. Le projet complet, a-t-il indiqué, devrait ajouter 22 hôtels – casinos, 3 grands parcs thématiques et 8 moyens, 45.000 lits – tous entre 2 et 5 étoiles-, 200 autres restaurants et bars, 250 magasins et 200 “activités annexes”, ce qui créerait 39.000 autres postes de travail directs. Le bouclage du projet est prévu pour 2022.

L’investissement nécessaire pour compléter chacune de ces phases serait, respectivement, de 7.255 et de 10.895 millions d’euros, dont ILD apporterait 485 et 870. Ces chiffres supposent, respectivement, 6,7 % et 7,9 % des fonds requis.

DES FINANCES
Riera a pointé que “nous n’avons pas demandé et nous ne demanderons pas de financement au Gouvernement de l’Aragon”, en précisant la solvabilité des entreprises qui font la partie d’International Leisure Development, dont il a assuré qu’elles additionnent un volume d’affaires de 3.000 millions d’euros par an. Et il a repoussé les doutes existants sur leur solvabilité : “Nous n’avons pas besoin de promoteurs, nous n’avons pas besoin d’agences immobilières et de financiers; nous avons besoin de gens compétents“. Avant d’ajouter : “Nous sommes en dehors du modèle de la spéculation et de la stratégie du coup“.

Zaragoza, Aragon (Spain)

Enfin, il a reconnu que la crise internationale a entraîné le désistement de quelques opérateurs susceptibles d’intégrer Gran Scala. Elle a aussi réduit les possibilités de financement bancaire, de situations auxquelles les responsables d’ILD ont répondu en “redimensionnant le projet“.

marzo 5, 2009 - Publicado por | French |

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