
Las Vegas en Espagne – l’équilibre entre écologie et tourisme
Le projet espagnol de complexe de jeux et de loisirs « Gran Scala » devrait enfin voir le jour. Ce Las Vegas européen, soutenu par la communauté autonome d’Aragon, couvrirait une superficie équivalente à 1500 terrains de football.
Retardé plusieurs fois, le projet « Gran Scala » devrait finalement sortir de terre en 2012. Ce projet pharaonique, qui couvrira une superficie équivalente à 1500 terrains de football, doit accueillir de nombreux hôtels-casinos, des parcs d’attractions, golfs, un hippodrome, un centre de congrès, une salle d’opéra, des musées, des quartiers résidentiels…en plein milieu du désert de Los Monegros, à une heure de route de Saragosse. Le parlement de la communauté autonome d’Aragon, plutôt favorable à cet investissement de 17 milliards d’euros qui doit créer 60 000 emplois, devrait voter une loi à ce sujet au mois de juin. En face, les ONG écologiques révoltés, tentent de faire pression malgré les déclarations des promoteurs IDL (International Leisure Development) « Soucieux de l’équilibre entre écologie et tourisme ».
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Gran Scala Aragon a son plan d’urbanisme

Le projet de centre de loisir “Gran Scala” qui doit voir le jour au nord de l’Espagne dans le désert des Monegros (communauté autonome d’Aragón) vient de faire un grand pas vers sa réalisation prévue en 2012.
Le gouvernement autonome d’Aragón a présenté mardi 14 avril 2009 les bases juridiques du projet de ce qui doit être le Las Vegas ou le Macao européen en Espagne avec son parc à thème, ses 32 casinos et 70 hôtels. Le centre devrait générer une agglomération à terme de 100.000 habitants sur la municipalité d’Otiñena située à quelques 100km de la frontière française et 300km de Toulouse. Lee más »
Gran Scala Espagne verra le jour…

Si le projet Espagnol du Gran Scala voit le jour, les casinos terrestres Français auront bien du mal à gérer cette nouvelle concurrence à venir… En tous les cas, l’Etat Espagnol semble convaincu du projet Casino Gran Scala et du chiffre d’affaires qu’il va généré. En tout état de cause, les Espagnols sont en avance sur les “idées” lucratives et créatrices d’emplois, contrairement à l’Etat Français. Bien que Paris soit la 1ère capitale visitée au monde grâce à sa Tour Eiffel, Barcelone est la 2ème capitale au monde en terme de visites touristiques… et sans Tour Eiffel ! Cela est certainement dû aux libertés encore en vogue en Gran Scala Espagne.
Quand on y est, on se sent libre, et c’est bien cet aspect de liberté qui est générateur de tourisme, sans compter pour les entreprises, le peu d’impôts en vigueur contrairement à la France avec son fardeau de 47 kilos sur le dos de celles-ci. La suite sous la vidéo…
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Loi de centres de loisirs de grande capacite
Garantir 3.000 emplois, 8.000 places hôtelières, 1.000 hectares, payer un dépôt de trois millions d’euros et avoir un capital social de dix millions.

Sont quelques-unes des conditions dont devront s’acquitter les centres de loisirs de grande capacité souhaitant s’installer dans la communauté aragonaise. Ce qui vaut pour Gran Scala pour le moment, unique projet de cette envergure. Le projet de loi qui règlera ces complexes aurait dû être approuvé au Conseil du Gouvernement d’hier, mais il est finalement retardé au 7 avril. Comme l’a expliqué le vice-président de la DGA, José Ángel Biel, le projet est entre les mains des services juridiques. Il a nié qu’on l’ait retardé à cause de l’Opération Molinos.
La loi naît dans “un esprit de contrôle public”, selon des sources de l’Exécutif autonome, et avec “l’application de pleines garanties environnementales”. “Elle est très interventionniste et très sûre puisqu’elle prévoit des garanties suffisantes, des mesures préventives, un régime de sanction important, des cautions, des avals …”, ont-elles remarqué.
Pour commencer les promoteurs qui veulent installer un complexe de ce type en Aragon devront payer un dépôt de trois millions d’euros, en une seule fois pour démarrrer. Mais les garanties et les avals augmenteront au fur et à mesure de l’avancée du processus. En fait, les promoteurs devront aussi être amenés à rester dans le projet jusqu’à la fin et, pour éviter des contrats d’achat spéculatifs, l’Exécutif autonome adoptera une série de mesures. Cependant, on attend les rapports juridiques pour en savoir plus sur les mesures de sauvegarde.
L’un des axes de cette loi concerne le statut de l’association qui présidera au projet : “un organe administratif qui va coordonner l’activité publique de l’initiative”, comme l’a indiqué Biel. Elle sera composée des mairies affectées par le projet, les contrées (dans le cas de Gran Scala, le Bajo Cinca et les Monegros) et les départements du Gouvernement de l’Aragon impliqués. Ce sera comme une espèce de guichet unique qui délivrera les permissions urbaines et environnementales, les taxes… Cependant, les compétences devront se limiter à ses statuts.
Cette loi de 42 articles règlera aussi d’autres aspects comme les horaires commerciaux (ils seront différents de ceux qui sont en vigueur dans le reste de communauté aragonaise), le régime spécifique du jeu qui sera adapté aux usages internationaux… Il sera approuvé le 7 avril et envoyé dans les Cortes, où le Gouvernement aspire à obtenir le consentement maximal. En somme, il espère obtenir l’approbation du PP, le groupe majoritaire de l’opposition. CHA et IU ont manifesté à de nombreuses occasions le rejet absolu de ce projet. Il est prévu que la loi soit publiée au Bulletin Officiel de l’Aragon avant l’été et donc entre en vigueur à ce moment-là.
Pour le moment, Gran Scala accomplit déjà certaines des conditions requises, comme les emplois (26.000 directs sont prévus) et la superficie (2.000 hectares).
Corruption en Aragon ne retarder le project
Le vice-président aragonais, José Ángel Biel, a annoncé qu’en mars la Loi de Centres de Loisirs de Grande Capacité, nécessaire au développement de Gran Scala, passerait au Conseil du Gouvernement pour son approbation. Aujourd’hui c’était le jour choisi. Ainsi des sources de la DGA l’ont annoncé avant que n’émerge le scandale de La Muela. Les promoteurs du projet et les responsables politiques du Bajo Cinca avaient reçu la même information. Cependant, l’Opération Molinos a changé les plans. Il faudra attendre, au moins, jusqu’en avril pour qu’elle passe.

Il semblerait que ce ne soit pas le meilleur moment pour Biel de parler de grands développements urbains et d’un projet de jeu qui génère des réticences, et alors qu’une élue de son parti est en prison.
Bien qu’hier c’était le jour où l’on proclamait la décision de suspendre le militantisme Pinilla, Biel, accompagné par le conseiller d’Industrie, Arturo Aliaga, a parcouru les Monegros et le Bajo Cinca pour parler de Gran Scala. Cela oui, il ne l’a pas annoncé et il s’est trouvé surpris par la presse, à qui il n’a pas voulu répondre à Fraga le matin, mais qui à dû céder à l’insistance plus tard, à Sariñena.
“Nous espérons que le cas de corruption en Aragon ne retardera pas le projet”, signalait hier l’un des porte-parole d’ILD (International Leisure Development), le promoteur de Gran Scala. “Les opérateurs nous ont interrogés et nous affirmons que c’est quelque chose qui n’a rien à voir. Je crois qu’il n’y pas de raison de retarder le projet, bien que nous ne sachions pas non plus ce qui passe au sein du Gouvernement d’Aragon, nous avons peu d’information politique”, commente-t-il. Cependant, il reconnaît que le retard de quelques semaines n’influera pas non plus beaucoup sur le développement du projet. “Nous continuons de travailler, et nous ne voulons pas que le Gouvernement de l’Aragon se sente pressé”, a signalé le représentant d’ILD.
Mais il flotte dans l’air que le cas de La Muela affectera ce développement. Spécialement parce que Biel et Aliaga ont visité hier la Mairie d’Ontiñena, la Contrée du Bajo Cinca et celle de Monegros pour expliquer à la fois le projet de Gran Scala et pour informer des formalités dans lesquelles se trouve la loi, sans prévenir personne. Quelques conseillers espéraient que la loi des loisirs passe aujourd’hui au Conseil. Mais ils ont précisé que seul sera traité l’accord du département de l’Industrie avec l’aire compétente. En même temps, le texte sera soumis aux services juridiques pour qu’ils élaborent le rapport.
Après avoir visité Ontiñena et la contrée du Bajo Cinca, où le maire de Fraga, José Luis Moret, du Parti populaire, n’a pas été admis à la réunion, le vice-président du Gouvernement aragonais, José Ángel Biel, s’est réuni à Sariñena avec le Conseiller Régional des Monegros, Manuel Conte. A la fin, Biel a expliqué qu’il avait l’intention de promouvoir l’appui et la participation des “trois organismes dans le projet de Loi de Centres de Loisirs de Grande Capacité”. En somme, il a remarqué que le résultat de ces rencontres doit se refléter au moment de présenter le projet de loi devant le Parlement, qui “demain ou après-demain sera envoyé à la direction générale des Services Juridiques et sera dans quelques jours approuvé par le Conseil du Gouvernement”. Des sources de son département ont laissé dire qu’il pourrait être au menu du prochain Conseil du Gouvernement ou dans un Conseil extraordinaire.
Biel a insisté pour ce que les effets de Gran Scala s’inscrivent sur une grande échelle. “Il n’y a pas lieu de distinguer Les Monegros du Bajo Cinca et si le projet de Loi est approuvé, je peux avancer que la Contrée des Monegros sera aux côtés du Gouvernement de l’Aragon, de la Contrée du Bajo Cinca et de la Mairie d’Ontiñena pour gérer la partie publique du projet”. Mais, pour l’instant, il semble qu’il faille mettre le frein à la loi inopportune.







